8 mars 2019 : « Tout va bien ! »

Journée Internationale des Droits des Femmes

(Sources : ONU et INSEE)

Dans le Monde

70 % des pauvres sont des femmes.

1 femme sur 3 a subi des violences physiques ou sexuelles.

200 millions de filles et de femmes ont subi des mutilations génitales.

En France

Entre le 1er janvier et le 3 mars 2019, 30 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon.

Une femme meurt tous les 3 jours sous les coups d’un homme.

Les femmes gagnent 24 % de moins que les hommes (salaire annuel moyen).

………..etc, etc, etc………

A part ça ? En ce 8 mars 2019 « Tout va bien ! »

 

« Elle portait un string en dentelle »

« Regardez comment elle était habillée : elle portait un string en dentelle avec un lacet sur le devant ».

Ces mots ont été prononcés par Elisabeth O’Connell, avocate d’un homme de 27 ans, accusé de viol sur mineure de 17 ans, à la Cour de Justice de Cork, en Irlande.

« A aucun moment, elle n’a pleuré », argumente le prévenu.

Le jury a tranché le 6/11/2018 : l’homme a été acquitté.

Ainsi, l’avocate a utilisé le vêtement comme « preuve de consentement ». Elle s’est appuyée sur un système favorisant la culture du viol, le « victim blaming » qui consiste à stigmatiser les victimes pour dédouaner les prédateurs sexuels. Et tous les moyens sont bons : réputation, tenue vestimentaire…

Certains diront : c’est l’avocate de la défense, elle a fait son job.

Alors c’est ça la justice ? Se servir d’un argument qui n’en n’est pas un et moralement répréhensible ? Se servir d’un système défaillant pour parvenir à ses fins ?

D’autres diront : cela se passe en Irlande, ça n’arriverait pas chez nous…

Sérieux ? Combien de femmes de « chez nous » ont été interpellées après une agression sur la question « Comment étais-tu habillée ? » Trop, beaucoup trop.

Et nous sommes en 2018. On ne peut ignorer l’état de sidération qui s’empare d’une personne lorsqu’elle est agressée. « Elle n’a pas pleuré… » tout comme « elle n’a pas crié… » ou encore « elle n’a pas dit non… ». Instinct de survie.

Quelle est cette société qui ose encore blâmer la tenue des femmes, y compris dans les tribunaux ?

En réponse à cette effrayante situation, l’association « I Believe her » a lancé un appel à publier des photos de strings ou de culottes sur les réseaux sociaux avec la mention « ThisIsNotConsent » (Ceci n’est pas un consentement).

Je n’ai pas de string mais j’ai choisi la culotte la plus voyante, celle qui comportait le plus de frous-frous parmi ma lingerie. En solidarité.

 

 

Octobre rose : la chasse aux cons est ouverte

Octobre c’est le mois de la campagne de sensibilisation au cancer du sein et l’incitation à se faire dépister. C’est malheureusement aussi une période propice à toutes les dérives…

 » Aujourd’hui, un homme m’a touché les seins. Ce n’était pas mon mec, mais je me suis laissé faire. »

Carton rouge pour la ville de Montceau-les-Mines qui réutilise cette année encore cette affiche déjà dénoncée en 2016.

Passons sur l’orthographe qui fait débat, c’est « l’œuvre » d’une dessinatrice, au sexisme bien intégré.

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Que c’est triste Venise…

Que c’est triste Venise
Au temps des amours mortes
Que c’est triste Venise
Quand on ne s’aime plus
On cherche encore des mots

Mais l’ennui les emporte
On voudrait bien pleurer
Mais on ne le peut plus

Que c’est triste Venise
Lorsque les barcaroles
Ne viennent souligner que les silences creux
Et que le cœur se serre
En voyant les gondoles
Abriter le bonheur des couples amoureux

(…)

Venezia City Showcase : https://maps.secondlife.com/secondlife/Yumix%20Prada/116/87/31

Que c’est triste Venise
Le soir sur la lagune
Quand on cherche une main
Que l’on ne vous tend pas

Et que l’on ironise
Devant le clair de lune
Pour tenter d’oublier
Ce que l’on ne se dit pas

Adieu tous les pigeons
Qui nous ont fait escorte
Adieu Pont des Soupirs
Adieu rêves perdus

C’est trop triste Venise
Au temps des amours mortes
C’est trop triste Venise
Quand on ne s’aime plus

Françoise Dorin / Charles Aznavour

 

 

 

Vide-dressing géant de Violette Sauvage

Pour la première fois,  l’association Violette Sauvage pose ses valises aux Vivres de l’Art à Bordeaux ce samedi 22 et dimanche 23 septembre de 11 h à 19 h.

La philosophie est la suivante : « la Team Sauvage vous invite à boycotter les magasins classiques et à privilégier la seconde main mais de premier choix. »

A cela viennent s’ajouter des considérations écolos et on nous laisse entrevoir des bons plans, des bonnes affaires avec des produits de marques en bon état et avec la bonne conscience du recyclage, le tout dans un emballage « glamour ».

4 rue Achard à Bordeaux

Alléchant n’est-ce-pas ? Alors j’ai testé pour vous, pour toi, pour moi et avec deux copines.

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Un corps parfait pour…le barbecue

Voici venu l’été -enfin presque- et les magazines « féminins » font leur une sur les sempiternels régimes, le ventre plat, les bourrelets disgracieux, le fameux deux-pièces qu’il faut absolument porter et qui est absolument adorable si on a 14 ans et qu’on fait du 32 maxi, les crèmes contre la cellulite, les vergetures, la chasse aux poils et aux odeurs, sans oublier les soins pour avoir des pieds parfaits…etc.

Pauvres femmes, pauvres de nous, à en croire les publicitaires et les rédactrices de mode nous sommes affublées de tous les défauts physiques de la Terre et d’ailleurs, et en particulier en été, et il faudrait se préparer comme une athlète de haut niveau avant même de songer à enfiler un maillot de bain. Sans oublier la tendance à l’épilation starlette du X.

Et puis dans cet océan de stupidité, le hastag #ObjectifBikiniFermeTaGueule de Laura Calu, humoriste et comédienne, qui fait le tour du web me fait sourire. Mon regard s’est également attardé sur Causette « Plus féminine du cerveau que du capiton » et ces 30 conseils pour être IMPARFAITE cet été…

Cela doit être jubilatoire un « FermeTaGueule » à toutes ces personnes qui prônent inlassablement les mêmes diktats. Si ça leur chante, qu’ils les appliquent pour eux/elles mais sans les imposer aux autres.

Le meilleur usage de ces magazines qui veulent maintenir les femmes dans une norme illusoire et superficielle et qui conditionne un regard impitoyable sur leur propre corps serait de s’en servir pour faire prendre les barbecues.  Savez-vous que peu de femmes aiment leur corps ?

Nous sommes humaines donc imparfaites. I M P A R F A I T E S.

Et c’est la singularité qui fait notre charme, non ? Alors, un peu de bienveillance. Le seul critère réellement important c’est d’être en bonne santé et si ce n’est pas le cas de profiter des moments où on se sent bien dans sa tête et dans son corps.

Si cela déplaît à certains et certaines, on sait quoi leur répondre n’est-ce-pas ? Allez tous en chœur ! Si, si ça fait du bien, vous verrez…^^

Regards croisés

Le jeudi 12 octobre de 18 h à 20 h,  le SIRIC BRIO propose une soirée de regards croisés entre chercheurs, médecins et public sur le thème de « Ce fragment de nous qui reste à l’hôpital », à la Station Ausone, 8 rue de la Vieille Tour à Bordeaux et en direct sur Internet.

Que deviennent les échantillons prélevés sur les patients ?

Une soirée ouverte au public avec exposition-photos, regards de patients, explications d’experts et interventions de comédiens.

Labo d’anatomopathologie du CHU Bordeaux-Haut Levêque, crédit photo : Laure Bousseaud

https://siric-brio.com/ce-fragment-de-nous-qui-reste-a-lhopital/

Vous ne pourrez être présent.e ? Suivez ce lien pour suivre la soirée en direct : https://www.youtube.com/watch?v=vYahOkigSWM