EHPAD : Les vieux ne parlent plus…

 Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux
 
Même riches ils sont pauvres, ils n’ont plus d’illusions et n’ont qu’un cœur pour deux


 

« VMC : visage, mains, cul. Processus de toilette des résidents en un temps record »

« Unité Alzheimer : du personnel sous-qualifié et pas assez nombreux »

« Aides-soignantes du Bas-Rhin : nous ne sommes pas des machines »

« Tout est compté, presque rationné : les couches, les gants, les compresses…Même les repas. Certains résidents ont faim. »

« Couches sales, réveil brutal, anxiolytiques… En gériatrie, j’ai vu des maltraitances »

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Mémorial pour une espèce

Brent Stirton a remporté le prix de « Wildlife Photographer of the Year » 2017, décerné par le Museum d’histoire naturelle de Londres, avec cette photographie montrant un rhinocéros noir qui vient d’être abattu avec un fusil muni d’un silencieux et écorné dans la réserve d’Hluhluwe Imfolozi, en Afrique du Sud, alors que l’animal se rapprochait d’un point d’eau (source Le Monde).

Le rhinocéros noir fait partie des espèces en voie d’extinction, on évalue entre 4000 et 5000 individus qui survivent dans la nature de nos jours.

Mémorial pour une espèce @ Brent Stirton

Un kilo de corne de rhinocéros peut atteindre 50 000 $. La corne sera transformée en objet de décoration ou d’ornement, et réduite en poudre, elle sera utilisée pour la médecine traditionnelle en Asie. Les braconniers sont organisés : corruption des rangers, armes de guerre et usage d’hélicoptères.

Bravo à ce super prédateur tout en haut de la chaîne alimentaire, cet être cupide qui se considère si intelligent et qui ne respecte ni sa propre espèce ni les autres, le seul réel « nuisible » sur cette planète : l’espèce humaine ! (alors oui ce n’est pas un coup de cœur mais un coup de gueule, quelle tristesse…)

Le Fessetival de Cannes et la misogynie à la française

à gauche : la photo originale de Claudia Cardinale en 1959 à droite : la photo très retouchée pour l’affiche du Festival de Cannes 2017 (moins de taille, moins de cuisses, une mèche de cheveux en moins)

 

Communiqué du Festival de Cannes : « La politique d’ouverture et d’accueil va souffler cette année, comme chaque année, sur la Croisette, pendant 12 jours d’images d’un monde qui ose se dire, se montrer, se regarder. »

C’est certain qu’il fallait oser. Oser présenter une image retouchée de « femme indépendante » (sic) avec plusieurs kilos en moins. La traque à la moindre rondeur, un mépris des courbes réelles féminines, le gommage de la singularité d’un individu. Un monde de clones ou d’avatars.  L’affiche a été dénoncée sur Twitter par Vincent Coquaz, journaliste.

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Dans mon jardin d’hiver

La Maison Rose a fêté ses 1 an le 4 février. Soirée VIP et petits fours. Concert privé de Keren Ann.

7000 personnes sont venues dans ce lieu d’accueil et d’information pour les personnes atteintes d’un cancer et leurs proches depuis son inauguration en février dernier. Un lieu cosy créé par Rose Association, Céline Dupré et Céline Lis-Raoux et soutenu par la fondation l’Oréal. Isabelle Juppé comme marraine de cette expérience pilote menée sur Bordeaux. Des initiatives intéressantes comme l’organisation d’un co-voiturage pour les soins à l’hôpital. Après Rose Magazine, naissance de Blu à destination des hommes.  Projet de relais vers de petites villes de la région.

A quand des Maisons Roses pour les autres grandes villes ?

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Est-il besoin de préciser que les soins de support sont indispensables dans le parcours du combattant de la maladie et parmi la jungle des tracasseries administratives ?

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De la jeune fille au chevreau à la femme exécutée à la Libération

Il était une fois, la jeune fille au chevreau…Cela aurait pu être un joli conte de Noël. Mais « aurait pu » seulement.

Elle s’appellait Marcelle Battu. A 17 ans, elle pose comme modèle pour une sculpture de Marcel Courbier  » La jeune fille au chevreau ». Nous sommes dans les années 20. Elle devient une vedette locale.

La jeune fille au chevreau, Marcel Courbier, Bronze, 1925

La jeune fille au chevreau, Marcel Courbier, Bronze, 1925

L’histoire aurait pu être belle s’il n’y avait pas eu la guerre. La deuxième guerre mondiale pour être plus précise. Et à la Libération, le retour de la « France virile ». Le modèle va connaître alors un destin tragique.

« En ce temps-là, pour ne pas châtier

les coupables, on maltraitait des

filles. On allait même jusqu’à les

tondre. »

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Hedy Lamarr : scientifique et starlette de cinéma

Durant de trop nombreuses années, une partie de la population mondiale, en l’occurrence les femmes, a été exclue de nombreux domaines comme la Littérature, l’Art ou les Sciences.

« Muses », « inspiratrices », « assistantes », « épouses ou maîtresses de… », on a souhaité reléguer les femmes à des rôles subalternes comme des éternelles mineures.

Une exposition sur Second Life « Women Science History Museum » met en lumière quelques unes de ces scientifiques souvent méconnues.

Je me suis intéressée plus particulièrement à l’une d’entre elles, Hedy Lamarr, plus connue dans les années 40 comme starlette de cinéma que comme mathématicienne, l’inventrice du « système Lamarr ».

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http://maps.secondlife.com/secondlife/Lilliam/95/157/21

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La femme forte selon I-Télé

I-Télé est une chaîne de télévision française d’information nationale en continu et une filiale du groupe Canal+. Je ne pouvais pas ne pas réagir aux propos tenus par ces pseudos journalistes qui pullulent dans nos médias comme la septicémie sur une plaie infectée.

En effet, selon I-Télé, les femmes terroristes sont des « femmes fortes » je cite, et même des « inspiratrices » de Daesh.

Femme kamikaze (crédit AFP)

Femme kamikaze (crédit AFP)

Voilà comment rendre noble ou romantique une organisation criminelle en quelques mots plus que mal choisis. I-Télé découvre médusé qu’il y aussi des femmes parmi les terroristes….et en conclut qu’il s’agit de femmes fortes, voire de muses comme certaines femmes ont pu inspiré des peintres et des écrivains durant les siècles derniers.

On va remettre les choses à leur place et dans leur contexte. Non, Messieurs les journalistes de I-Télé, une femme forte ce n’est pas ça, celles qui répandent le sang de manière absurde et aveugle…

Les femmes fortes ce sont celles qui gardent la tête haute dans l’adversité, ce sont celles qui aiment, qui protègent, qui font front contre les discriminations et  les injustices de ce monde, ce sont celles qui osent encore être des femmes.

Ce sont aussi ces 250 femmes qui ont été exécutées par le groupe terroriste, à Mossoul, en Irak, parce qu’elles ont préféré mourir plutôt que de devenir les esclaves de ces combattants de pacotille sans foi ni âme. Ce sont celles qu’on essaie de briser et qui résistent quand même comme elles peuvent, dans leur for intérieur, dans leur moi intime alors que leur corps est violenté, alors qu’on leur refuse les droits les plus élémentaires, comme l’accès aux soins et à l’éducation. Celles qui, à un moment de leur vie, ont dit  « non ».

Les hommes de Daesh ont peur des femmes fortes. Ils vont manipuler des jeunes femmes européennes ou américaines fragiles psychologiquement, mal dans leur peau, influençables, alliant souvent paresse intellectuelle et physique ou en rupture familiale, en perte de repères et d’identité, empruntant à dessein les méthodes sectaires qui ont fait leurs preuves ou bien utiliser celles dotées d’une intelligence pervertie, malsaine,  brandissant la religion comme prétexte aux pires exactions,  pour leur servir de compagnes, d’esclaves sexuelles ou de chairs à canon kamikazes, dans l’ultime but de les entraîner dans une spirale de haine et de folie meurtrière.

C’est déjà moins glamour n’est-ce-pas et pourtant c’est la réalité, mais, comme toute vérité toute crue, elle n’excite pas les hommes.