Le Fessetival de Cannes et la misogynie à la française

à gauche : la photo originale de Claudia Cardinale en 1959 à droite : la photo très retouchée pour l’affiche du Festival de Cannes 2017 (moins de taille, moins de cuisses, une mèche de cheveux en moins)

 

Communiqué du Festival de Cannes : « La politique d’ouverture et d’accueil va souffler cette année, comme chaque année, sur la Croisette, pendant 12 jours d’images d’un monde qui ose se dire, se montrer, se regarder. »

C’est certain qu’il fallait oser. Oser présenter une image retouchée de « femme indépendante » (sic) avec plusieurs kilos en moins. La traque à la moindre rondeur, un mépris des courbes réelles féminines, le gommage de la singularité d’un individu. Un monde de clones ou d’avatars.  L’affiche a été dénoncée sur Twitter par Vincent Coquaz, journaliste.

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Dans mon jardin d’hiver

La Maison Rose a fêté ses 1 an le 4 février. Soirée VIP et petits fours. Concert privé de Keren Ann.

7000 personnes sont venues dans ce lieu d’accueil et d’information pour les personnes atteintes d’un cancer et leurs proches depuis son inauguration en février dernier. Un lieu cosy créé par Rose Association, Céline Dupré et Céline Lis-Raoux et soutenu par la fondation l’Oréal. Isabelle Juppé comme marraine de cette expérience pilote menée sur Bordeaux. Des initiatives intéressantes comme l’organisation d’un co-voiturage pour les soins à l’hôpital. Après Rose Magazine, naissance de Blu à destination des hommes.  Projet de relais vers de petites villes de la région.

A quand des Maisons Roses pour les autres grandes villes ?

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Est-il besoin de préciser que les soins de support sont indispensables dans le parcours du combattant de la maladie et parmi la jungle des tracasseries administratives ?

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De la jeune fille au chevreau à la femme exécutée à la Libération

Il était une fois, la jeune fille au chevreau…Cela aurait pu être un joli conte de Noël. Mais « aurait pu » seulement.

Elle s’appellait Marcelle Battu. A 17 ans, elle pose comme modèle pour une sculpture de Marcel Courbier  » La jeune fille au chevreau ». Nous sommes dans les années 20. Elle devient une vedette locale.

La jeune fille au chevreau, Marcel Courbier, Bronze, 1925

La jeune fille au chevreau, Marcel Courbier, Bronze, 1925

L’histoire aurait pu être belle s’il n’y avait pas eu la guerre. La deuxième guerre mondiale pour être plus précise. Et à la Libération, le retour de la « France virile ». Le modèle va connaître alors un destin tragique.

« En ce temps-là, pour ne pas châtier

les coupables, on maltraitait des

filles. On allait même jusqu’à les

tondre. »

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Hedy Lamarr : scientifique et starlette de cinéma

Durant de trop nombreuses années, une partie de la population mondiale, en l’occurrence les femmes, a été exclue de nombreux domaines comme la Littérature, l’Art ou les Sciences.

« Muses », « inspiratrices », « assistantes », « épouses ou maîtresses de… », on a souhaité reléguer les femmes à des rôles subalternes comme des éternelles mineures.

Une exposition sur Second Life « Women Science History Museum » met en lumière quelques unes de ces scientifiques souvent méconnues.

Je me suis intéressée plus particulièrement à l’une d’entre elles, Hedy Lamarr, plus connue dans les années 40 comme starlette de cinéma que comme mathématicienne, l’inventrice du « système Lamarr ».

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http://maps.secondlife.com/secondlife/Lilliam/95/157/21

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La femme forte selon I-Télé

I-Télé est une chaîne de télévision française d’information nationale en continu et une filiale du groupe Canal+. Je ne pouvais pas ne pas réagir aux propos tenus par ces pseudos journalistes qui pullulent dans nos médias comme la septicémie sur une plaie infectée.

En effet, selon I-Télé, les femmes terroristes sont des « femmes fortes » je cite, et même des « inspiratrices » de Daesh.

Femme kamikaze (crédit AFP)

Femme kamikaze (crédit AFP)

Voilà comment rendre noble ou romantique une organisation criminelle en quelques mots plus que mal choisis. I-Télé découvre médusé qu’il y aussi des femmes parmi les terroristes….et en conclut qu’il s’agit de femmes fortes, voire de muses comme certaines femmes ont pu inspiré des peintres et des écrivains durant les siècles derniers.

On va remettre les choses à leur place et dans leur contexte. Non, Messieurs les journalistes de I-Télé, une femme forte ce n’est pas ça, celles qui répandent le sang de manière absurde et aveugle…

Les femmes fortes ce sont celles qui gardent la tête haute dans l’adversité, ce sont celles qui aiment, qui protègent, qui font front contre les discriminations et  les injustices de ce monde, ce sont celles qui osent encore être des femmes.

Ce sont aussi ces 250 femmes qui ont été exécutées par le groupe terroriste, à Mossoul, en Irak, parce qu’elles ont préféré mourir plutôt que de devenir les esclaves de ces combattants de pacotille sans foi ni âme. Ce sont celles qu’on essaie de briser et qui résistent quand même comme elles peuvent, dans leur for intérieur, dans leur moi intime alors que leur corps est violenté, alors qu’on leur refuse les droits les plus élémentaires, comme l’accès aux soins et à l’éducation. Celles qui, à un moment de leur vie, ont dit  « non ».

Les hommes de Daesh ont peur des femmes fortes. Ils vont manipuler des jeunes femmes européennes ou américaines fragiles psychologiquement, mal dans leur peau, influençables, alliant souvent paresse intellectuelle et physique ou en rupture familiale, en perte de repères et d’identité, empruntant à dessein les méthodes sectaires qui ont fait leurs preuves ou bien utiliser celles dotées d’une intelligence pervertie, malsaine,  brandissant la religion comme prétexte aux pires exactions,  pour leur servir de compagnes, d’esclaves sexuelles ou de chairs à canon kamikazes, dans l’ultime but de les entraîner dans une spirale de haine et de folie meurtrière.

C’est déjà moins glamour n’est-ce-pas et pourtant c’est la réalité, mais, comme toute vérité toute crue, elle n’excite pas les hommes.

 

Café Rencontre @ Maison Rose

La Maison Rose, c’est une expérience pilote de Rose Magazine, soutenue par la Fondation l’Oréal et inaugurée à Bordeaux au mois de février.

Il s’agit d’un lieu d’accueil pour les personnes atteintes d’un cancer où plusieurs activités individuelles et collectives gratuites sont proposées mais aussi un endroit cosy permettant de faire une pause et favorisant les échanges entre personnes touchées par la maladie.

Le 22 août, un café-rencontre a été organisé avec Elisabeth Brousse, auteur de Dancefloor thérapie, qui a été opérée d’un cancer de la thyroïde il y a quelques années.

Elisabeth brousse

Elisabeth Brousse (photo publiée avec l’aimable autorisation de l’auteur)

Autour d’un café ou d’un thé (et de cannelés ^^), un échange convivial s’est engagé, sur la base de l’expérience de l’auteur, enrichi par les commentaires et les ressentis des personnes présentes, chacune ayant son propre parcours, avec des points communs et des différences.

Maison Rose : http://www.maisonsrose.fr/, La Maison Rose est située 9, rue de Condé à Bordeaux, au 2ème étage d’un joli appartement, récemment décoré d’une fresque offerte par Christian Lacroix

Dancefloor Thérapie d’Elisabeth Brousse, Edts Michel Lafon

Entre string et burkini, point de salut pour la femme

Au regard du débat qui agite les médias ces temps-ci,  l’interdiction ou non du burkini sur les plages françaises, je me suis demandée pourquoi le corps des femmes faisait encore autant parler de lui en 2016.

C’est affligeant comme on fait des commentaires sur ce que les femmes devraient porter ou non d’autant plus qu’il n’y a pas d’équivalent masculin. Le corps féminin reste emprisonné dans le domaine public. La femme demeure une cible facile et privilégiée, accusée de tous les maux sur cette Terre qui se porte si mal.

Pas facile parmi tous ces débats contradictoires de se faire une opinion.

Maillot de bain burkini fullswim de chez israa

Un exemple de burkini

Voici la mienne.

On a opposé le string au burkini alors qu’il y a des points communs même si la différence reste fondamentale.

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