Escale à … Jonzac

Bonjour les Ami.e.s,

Voici mon retour d’expérience de ma cure de 3 semaines en juillet à Jonzac, en Charentes-Maritimes. Après la Roche-Posay il y a deux ans,  je renouvelle l’expérience, avec non pas une cure post-cancer mais deux orientations, Rhumatologie et Voies respiratoires.

Château de Jonzac

J’aime disons « l’exotisme » et cet établissement dans un site troglodytique a retenu mon attention.

J’espère que cet avis vous aidera dans vos choix.

FORMALITES

En tout premier lieu, pour la partie administrative, vous pouvez vous référer à mon post sur « Escale à … la Roche-Posay » qui vous expliquera pour remplir le dossier de demande à votre centre de sécurité sociale et les conditions.

https://fanetonblog.wordpress.com/2017/08/20/escale-a-la-roche-posay/

Je suis en ALD (affection longue durée) et j’ai « droit » à une cure tous les ans. Ce n’est pas mon choix, je préfère l’idée d’une année sur deux, car ceux/celles qui me connaissent un peu, sur ce blog ou en privé, savent que j’ai la « bougeotte » et que j’aime voyager, en particulier à l’étranger.

Dans mon esprit, la cure c’est pour améliorer mon état de santé et même si j’essaie de concilier avec le plaisir disons, ça reste dans une optique « santé ».

Première chose dont je voulais vous faire part. Ma première cure était post-cancer et je me suis posée la question de savoir si j’obtiendrais une cure conventionnée qui ne serait pas nommée spécifiquement « post-cancer ». La réponse est « oui ». Il y a différents types de cancer, la chimio entraîne des conséquences, notamment des douleurs musculaires et articulaires. Notre organisme est fragilisé, le système immunitaire affaibli, et par exemple j’ai dû faire face à des bronchites à répétition et des extinctions de voix, et une fatigue qui devient chronique. Donc oui, les ami.e.s, si vous êtes atteint de la même pathologie et/ou  si vous connaissez des proches, rassurez-les, on peut obtenir une cure liée aux troubles que l’on rencontre sans avoir l’étiquette « cancer ».

Autre chose : n’hésitez pas à vous renseigner par vous-même et demander à votre généraliste la cure qui correspondrait le mieux à vos besoins. La mienne ne pense jamais aux cures et c’est moi qui doit la guider et l’informer parfois. J’en ai pris mon partie.

Dernière chose : mon forfait mutuelle (MGEN) est moins avantageux qu’il y a deux ans. Renseignez-vous. Et quelque chose me dit que cela ne va pas aller en s’améliorant…

STATION THERMALE JONZAC

Revenons à nos moutons. J’ai connu la station thermale Jonzac par l’intermédiaire de publicités à la TV. Mouais. J’avoue, il m’arrive d’être influençable. Chaîne thermale du Soleil, ça avait l’air cool, centré sur le bien-être, toussa quoi. J’ai cédé aux sirènes, avec cette soif qu’on a tous plus ou moins, ce besoin de cocooning, de lâcher prise.

Que soigne-t-on à Jonzac ? Les troubles veineux, les rhumatismes, des affections des voies respiratoires et ORL, à tout âge. Pour les cures conventionnées 18 jours , il y a trois orientations possibles : rhumatologie (RH), phlébologie (PHL) et voies respiratoires (VR).

Bon, « à tout âge », c’est pour la pub. En réalité, au début de ma cure, j’ai eu l’impression de prendre au moins…  20 ans et dans le couloir qui sert de « piscine » je me suis dit « Qu’est-ce que je fous là ? ».

La moyenne d’âge des curistes est d’environ 70/75 ans. Avec des cannes pour certains et des soucis qui ne sont pas – encore-  de mon âge… Enfin bref, j’ai balayé tout ça en me disant que c’était pour ma santé, que j’irai mieux après, que je pourrais affronter la rentrée prochaine avec plus de sérénité ou en tout cas que j’aurais fait ce qui fallait pour.

Pas mal de curistes viennent en couple.

Question accueil, cet établissement a la palme du « peut beaucoup mieux faire« . On m’apprend au téléphone que je m’y prends tard, les curistes réservant d’une année sur l’autre, et que je ne vais pas avoir le choix des horaires des cures ! Bref, premier contact, on essaie de vous culpabiliser !

Sauf que moi, pour eux, je suis une alien. Hors de question pour moi de revenir deux fois dans le même établissement. Je ne peux pas me projeter d’une année à l’autre non plus. Dans mon cas, le truc, c’est profite de l’instant présent, enfin le mieux possible !

En plus, ils proposent deux options, le service standard (pour le pin-pin de base, vous et moi quoi) et le service 1er, le VIP disons et ça c’est pas mon trip. Le Vip c’est celui qui peut choisir ses horaires parce qu’il a pris l’hébergement proposé et tout ce qui va avec.

On vous incite à commencer plutôt en milieu de semaine. Sauf que ma location va du samedi au samedi ! 680 euros, 21 jours, pour un pavillon avec jardin proche des thermes mais hors Jonzac, à Ozillac, tranquille, propre et avec tout ce qu’il faut (si vous voulez plus d’infos sur le sujet, vous pouvez me contacter via mon blog ou FB au nom de Fanette Crystal ^^). Mon optique c’est un hébergement qui accepte les chiens, avec jardin et assez grand pour accueillir famille et amis et au tarif « curiste ».

Autrement, beaucoup de curistes optent pour l’option « camping-car ».

On doit verser 90 euros d’arrhes pour réserver sa cure et j’ai versé 300 euros pour ma location.

Un hébergement qui accepte les petits chiens

Donc je n’ai pas pu choisir mes horaires. Finalement je me retrouve en cure tous les après-midi de 14 h 30 à 16 h 30. Pour visiter les alentours, ce n’est pas simple. Il faut savoir qu’aucun changement d’horaire ne sera accepté au cours de la cure, y compris le dernier jour. J’ai dû faire appel à un ami pour s’occuper de Vinyl (mon York) le samedi après-midi, ma location se terminant à 11 h.

Quant à l’accueil des thermes, je me retrouve en face de deux personnes, dont une stagiaire, qui me regardent à peine. Je comprends qu’il faille apprendre, mais pas au détriment de la personne en face de soi, qui plus est, nouveau curiste. La titulaire explique à la stagiaire et moi je reste à les écouter et à me demander si je suis…transparente. Je reste « sympa », je réponds gentiment, même si cela m’exaspère quand on ne me regarde pas dans les yeux. Le manque d’infos est récurrent, que ce soit au téléphone ou à l’accueil.

La tenue de base est le maillot de bain une pièce pour les femmes, bonnet de bain et sandales de piscine. Pour boire, seul un gobelet en plastique est autorisé, quelques fontaines d’eau thermale à l’intérieur.

Petit conseil : évitez les charlottes, parce que franchement ça n’avantage personne !

LES SOINS

Si les soins commencent à 14 h 30, il faut se présenter à l’accueil à l’intérieur des thermes à 14 h 15. Vous ne pouvez pas rentrer avant. Il vous faudra patienter à l’entrée. C’est du lundi au samedi, de 6 h à 17 h. A l’entrée, il y a une boutique, un écran qui projette des pubs pour le spa, des distributeurs de boissons et sandwiches et un coin réservé à l’office du tourisme.

Vous pouvez vous rendre à votre cure en navette pour 4 euros par jour. Autrement, l’établissement dispose d’un parking à l’extérieur et à l’intérieur. Des places plus proches des thermes sont réservées aux personnes handicapées et au personnel.

Il y a un grand lac qui jouxte les thermes, avec des canards et des poules d’eau, et toutes proches la voie ferrée et la base de loisirs. Il est interdit de nourrir les animaux pour éviter l’apparition de « nuisibles ».

Le premier jour, j’ai commencé le matin pour rencontrer un médecin thermal qui a établi mon programme de soins. On se met en sous-vêtements, poids, taille, tension. Quelques tests physiques. Entretien rapide. J’avais apporté radios et quelques certificats médicaux. C’est moi qui ai demandé des massages, alors n’hésitez pas ! Ne soyez pas timides ! Peu de kinés alors c’est au compte-gouttes. J’ai obtenu le max, soit 9 massages, à la place de bains de boue collectifs et je ne regrette pas.

Vous rencontrez le médecin thermal 3 fois : premier jour de cure, deuxième et dernière semaine. Il pratique le tiers payant donc pas d’avance de frais. On choisit les médecins au petit bonheur la chance sur une liste qui nous est fournie. J’ai réglé à la réception un complément de 45,61 euros (complément tarifaire et forfait kinési individuelle).

Passage au vestiaire : vous prenez un valet assez petit et un peignoir à l’intérieur duquel se trouve une serviette de taille moyenne. Les peignoirs sont en taille M. Si vous souhaitez une autre taille, faut demander. Ils ne sont pas très douillets mais dans un état correct.

On vous offre un sac transparent lors de votre première cure et c’est le seul autorisé à l’intérieur des thermes. Vous devez présenter votre carte de cure avant chaque soin. La case correspondante sera cochée par un agent.

Voies respiratoires : il faut acheter le matériel dont vous avez besoin (pour moi 10,50 euros pour un adaptateur, un bol de humage et un tube)

humage, aérosol et aérosol sonique : je ne vais pas vous mentir c’est ennuyeux…à mourir. On vous installe après nettoyage de la station et vous vous gérez. Mais bon, pensée positive, c’est pour aller mieux. On m’a conseillé de ne pas être trop proche pendant l’aérosol car cela pouvait donner des maux de tête.

Des particules de 2 à 5 microns sont émises pour atteindre les voies respiratoires en profondeur.

Pour l’entretien de ses accessoires ORL, il faut prévoir des pastilles de javel.

Rhumato

Douche d’eau thermale térébenthinée : d’après le médecin thermal, cela aurait un effet anti-inflammatoire (veuillez noter l’emploi du conditionnel^^) . Vous êtes nue dans une salle, de dos et  toute seule et l’agent actionne un bouton qui envoie les jets. C’est automatique. Que dire ? Je n’ai pas aimé, et ça ne sent pas très bon.

Cataplasmes d’argile : chaud, chaud les marrons….Pour moi, c’était cervicales, épaules et lombaires, soit 5 en tout. Pas désagréable. Mais impossible de se détendre car trop de bruit : personnel, curistes, machines…Je regardais le plafond, on n’oublie pas, il s’agit d’une ancienne carrière de pierre, donc trous et bosses…oui, oui faut pas être claustrophobe ni trypophobe (peur des trous).

« Ca s’est bien passé ? » c’est le leitmotiv. Et je répondais invariablement « Oui, merci ! »

Douche pénétrante : vous êtes allongé sur le ventre sur une table et on vous envoie des jets puissants. C’est automatique. Vous êtes seule dans la pièce. Et vous en ressortez trempé de la tête aux pieds ! Heureusement, vous avez la possibilité de changer de peignoir pour continuer les soins. Par contre, une fois, je me suis retrouvée dans une cabine dont la porte ne fermait pas…J’ai eu froid et mon décolleté était exposé aux regards extérieurs. Pas tellement apprécié. J’ai entendu que certains curistes avaient des difficultés à se relever après.

Inhalation collective : une grande pièce, une lumière bleue, vous êtes en peignoir…la lumière est censée être apaisante sauf qu’une alarme sonne régulièrement pour vous indiquer le temps qu’il vous reste. Parfois, les gens discutent. Résultat ? Plutôt stressant pour moi.

Piscine et immersion : alors soyons clairs, « piscine » est un bien grand mot. C’est surtout un couloir en demi-cercle. Une vingtaine de curistes regroupés pour faire des mouvements d’aquagym suivis de jets puissants. C’est le seul moment de la cure pour établir des contacts. Sauf qu’on n’a pas le droit de parler ^^

Je n’étais pas en mode « sociable » mais un des participants (de mon âge à peu près) s’est jeté à l’eau si je puis dire et m’a abordée (je vous ai pas dit, je suis parfois enfin souvent difficile d’accès ^^) pour m’inviter à déjeuner.

Massages sous l’eau thermale : mes moments préférés (avec la piscine). En alternance, Doru, le kiné roumain ou Sara la kiné espagnole.

Petite pensée pour Arthur de la Roche-Posay avec lequel j’avais créé un lien et à qui j’avais offert une bouteille de champ…Rien de tout cela, on ne peut pas créer de liens dans ce genre de structures, enfin pas une personnalité comme la mienne. On change trop souvent d’intervenants et la plupart du temps on gère seul les soins.

Sara ne trouvait pas d’emploi à plein temps en Espagne en qualité de kiné donc elle est venue en France. Temps complet et on lui offre un logement. Son ambition est d’apprendre notre langue et de trouver un emploi dans un hôpital français. Elle est très douce et même si Doru est plus ferme dans ses gestes, j’ai apprécié les deux.

Il y a également une salle de repos avec tisanes à volonté mais je ne l’ai pas utilisée car trop de monde, trop de bruit et je n’aime pas trop les tisanes.

En résumé, cure plutôt impersonnelle, on a plus l’impression de se prendre en charge que d’être pris en charge, peu d’attente et bonne hygiène. Par rapport à la Roche-Posay, je dirais moins cocooning et pas d’activités proposées à moindre coût comme au Pavillon rose. Et le gros bémol : ne pas pouvoir choisir ses horaires en service standard.

Il y a l’option Santé-Active : formule mini avec 3 activités à 75 euros et formule classique avec 6 activités à 150 euros.

Dans l’ensemble, hormis l’accueil au téléphone et à la réception des thermes, le personnel est plutôt accueillant. Nous avons croisé un jour Serge Espin, Directeur du centre en tenue de ville et on m’a dit qu’il faisait son petit tour d’inspection une fois par semaine.

 

LES VISITES/RESTAURATION

Office du Tourisme de Jonzac  : je vous conseille la visite guidée de la ville de nuit du lundi

Balade en barque : sur la rivière la Seugne avec batelier

Le casino de Jonzac : ce soir-là, en prime un concert. Bon point pour la brasserie, et service efficace. Par contre, pas de jetons pour le casino, ce sont des tickets !

Les Antilles de Jonzac : grand complexe aquatique (pour les amateurs, dont je ne suis pas). Sur présentation de la carte de cure, on bénéficie d’une remise de 15% dans l’espace baignade.

La Guinguette chez Charly : en face des thermes, ambiance basque, quelques soirées à thème, plutôt sympa

Talmont sur Gironde : classé plus beau village de France, « joyau de l’estuaire » à l’embouchure de la Gironde, on déambule dans les rues uniquement piétonnes (les voitures sont garées sur un parking payant), restau l’Ane Culotte à recommander, bonne cuisine et fraîcheur au brumatiseur appréciée, des moineaux viennent picorer à la main ce que vous leur offrez, boutiques d’artistes qu’il est interdit de photographier

Talmont sur Gironde

Talmont, le village et ses roses trémières

Les Grottes de Régulus : site troglodytique à 15 km de Royan, les trous de Meschers. Puisque vous insistez (si, si), je vais vous raconter la légende de Régulus.

Régulus était un mesher. Ce n’était pas ce qu’on pouvait appeler un honnête homme…il avait dressé une chèvre à parcourir un trajet précis le long des falaises avec une lanterne accrochée au cou. Plusieurs capitaines de navires, trompés par la lumière qu’ils prenaient pour un phare, venaient s’échouer sur le rivage et Régulus venait s’empresser de piller les épaves. Mais vous connaissez le dicton : « Bien mal acquis ne profite jamais. » Enfin bref ! Un jour, Régulus part à la pêche sur son bateau et oublie sa chèvre. Et arrive ce qui devait arriver ! La chèvre suit son parcours habituel et le bateau de Régulus vient s’échouer à son tour…

 

Meschers

 

Saintes : balade musicale à l’abbaye aux Dames

Saintes

COSMETIQUES

Tout comme la Roche-Posay, Jonzac a sa gamme de produits cosmétiques, que je n’ai pas testés. Cependant, 60 millions de consommateurs a bien classé le sérum Léa nature eau thermale (22,80 euros, 30 ml) et et le gommage (13 euros, 75 ml), comme produits ne comportant pas d’ingrédients indésirables. C’est bon à savoir, non ?

Allez bonne cure à toutes et tous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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