« Elle portait un string en dentelle »

« Regardez comment elle était habillée : elle portait un string en dentelle avec un lacet sur le devant ».

Ces mots ont été prononcés par Elisabeth O’Connell, avocate d’un homme de 27 ans, accusé de viol sur mineure de 17 ans, à la Cour de Justice de Cork, en Irlande.

« A aucun moment, elle n’a pleuré », argumente le prévenu.

Le jury a tranché le 6/11/2018 : l’homme a été acquitté.

Ainsi, l’avocate a utilisé le vêtement comme « preuve de consentement ». Elle s’est appuyée sur un système favorisant la culture du viol, le « victim blaming » qui consiste à stigmatiser les victimes pour dédouaner les prédateurs sexuels. Et tous les moyens sont bons : réputation, tenue vestimentaire…

Certains diront : c’est l’avocate de la défense, elle a fait son job.

Alors c’est ça la justice ? Se servir d’un argument qui n’en n’est pas un et moralement répréhensible ? Se servir d’un système défaillant pour parvenir à ses fins ?

D’autres diront : cela se passe en Irlande, ça n’arriverait pas chez nous…

Sérieux ? Combien de femmes de « chez nous » ont été interpellées après une agression sur la question « Comment étais-tu habillée ? » Trop, beaucoup trop.

Et nous sommes en 2018. On ne peut ignorer l’état de sidération qui s’empare d’une personne lorsqu’elle est agressée. « Elle n’a pas pleuré… » tout comme « elle n’a pas crié… » ou encore « elle n’a pas dit non… ». Instinct de survie.

Quelle est cette société qui ose encore blâmer la tenue des femmes, y compris dans les tribunaux ?

En réponse à cette effrayante situation, l’association « I Believe her » a lancé un appel à publier des photos de strings ou de culottes sur les réseaux sociaux avec la mention « ThisIsNotConsent » (Ceci n’est pas un consentement).

Je n’ai pas de string mais j’ai choisi la culotte la plus voyante, celle qui comportait le plus de frous-frous parmi ma lingerie. En solidarité.

 

 

Le Salon du Fantastique, un évènement festif

Ce week-end c’est la 7ème édition du Salon du Fantastique à Paris et la 3ème participation de notre ami Gilles Chevallier, auteur de la saga « Les Compagnons de l’Orbe ».

A cette occasion, nous nous sommes retrouvés sur Second Life pour une interview express. Quoi de plus naturel pour des amateurs de science-fiction ?

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